Nous aimons
ramener les dons. Le Fauteuil est porte et temple. Retrouver cette évidence de
la simple grandeur d’être humain.

Vous le savez,
le temps linéaire est illusion. Il n’est que le temps simultané. Ici
maintenant, la fraternité unie dans cet amour, dans cette dévotion offerte à
l’éternelle Flamme. Ici maintenant, la fraternité rassemblée offrant l’amour
avec une telle intensité que la structure cellulaire s’embrase.

Vous connaissez
le lien profond entre le cerveau et le cœur. La structure cellulaire embrasée
avec une telle intensité, le cerveau et le cœur s’harmonisent pour révéler ici
et maintenant, cette autre fréquence de la structure corporelle. Le corps est
pure lumière. Le corps est adoration, car seul est cela, n’est-ce pas ?

Rendre justice
à la nature propre de la vie à travers son incarnation. Être en pleine
conscience l’amoureux de la vie. Être en pleine conscience membre de cette
fraternité du vivant qui ne connaît ni hiérarchie ni espace ni temps, et qui
est tout offerte et tout ouverte à cette adoration que l’Être offre à l’Être à
travers l’incarnation.

Le Fauteuil est
porte et temple. Il est la matérialisation, la précipitation pourrait-on dire,
de notre intention de ramener la valeur divine oubliée dans chaque parcelle du
vivant.

Le Fauteuil est
porte et temple. Et vous le savez, une porte, on la franchit, et un temple, on
y entre. Les dons ne sont pas une invitation à la passivité. La fraternité n’a
aucunement l’intention d’accompagner l’humanité dans son endormissement. La
fraternité invite au choix conscient et délibéré de franchir la porte et
d’entrer dans le temple.

Il est vrai,
peut-être qu’il est certains fauteuils dans lesquels on s’assoit et l’on
attend. Ce Fauteuil-là n’invite en aucun cas à l’attente ou au passif. Assis
sur le Fauteuil, intensifiez la présence dans l’intention de rencontrer
l’énergie de votre propre divinité, dans l’intention de recevoir les dons, tout
en étant le don vivant.

Car vous le
savez, n’est-ce pas, qui donne reçoit et qui reçoit donne. C’est cela le
partage et c’est cela l’union. Au-delà des hiérarchies, au-delà de ces
compartimentations des humains qui croient devoir tout mettre en boîte, il est
le Un. Le Un n’est ni vide ni statique, il est adoration du tout offert à son
éternel au-delà. La fraternité est la fraternité au sein de l’union.

Les dons sont
offerts au sein de l’union, hors de la dualité et hors de l’infantilisme des
êtres qui se croient petits face à des grands. Loin de là, le Fauteuil rappelle
dans sa structure même qu’il n’est que le grand. Bien sûr, à la porte de la
porte et à la porte du temple, l’on dépose tout, cet ego qui fait croire en de
fausses grandeurs, ce mental qui souvent se dissipe, ces émotions qui croient
devoir s’accrocher à des histoires et l’ego resserre l’accroche.

A la porte du
temple, l’on dépose tout. On se sait grand, non d’une grandeur dérivée de
quelque effort ou de quelque mérite, on se sait grand par la simple humilité de
tout rendre à la grandeur elle-même. Tout rendre à la grandeur et tout rendre
au Un, s’incliner, se taire et être l’hommage vivant à travers son incarnation
à cette simple divinité qu’est la vie et retrouver l’audace d’incarner le tout
est possible.

Le Fauteuil est
porte et temple. Nous sommes les gardiens de l’éternelle Flamme. La garder et
lui permettre d’embraser la terre pour que chaque parcelle de vie se souvienne
que seule est la lumière, non dans l’abstrait mais dans le concret de l’incarnation.

Autour du
Fauteuil, la fraternité aime, sert et honore. Et l’attention de la fraternité
vient rencontrer l’attention de l’être assis sur le Fauteuil. Eternellement
intensifier l’attention. Être flamme vivante. Et la flamme danse au cœur des cellules.
Seul est l’infini de la joie qui s’offre éternellement à chaque parcelle de vie,
et à travers chaque parcelle de vie, à l’éternel au-delà.

Le Fauteuil est
porte et temple. Voyez la beauté d’être simplement unis dans cette intention de
rencontre. Venir rencontrer l’énergie du Fauteuil et offrir à la terre le don
de cette rencontre.

Nous aimons
ramener les dons.